Une fois n’est pas coutume, oublions le droit du travail
Ainsi donc, si l’on en croit
Qu’on ne laisse plus aujourd’hui paraître une œuvre de ce type, soit. C’est effectivement méprisant et pour le moins simpliste comme analyse de l’Afrique.
Mais le problème est bien plus grave : Tintin au Congo, paru il y a 75 ans, fait dorénavant partie de notre culture, et en fait, la plainte déposée vise à revisiter notre passé pour l’expurger de ce qui pourrait gêner ceux qui n’étaient pas alors dans nos pays.
Parce que si le problème est que ce texte ne répond plus aux critères du moment, il va falloir aussi se débarrasser de Sade (je ne pense pas que Justine soit majeure), et mon sang corse va me pousser à porter plainte contre les auteurs d’Asterix : Asterix en Corse n’est-il pas un odieux pladoyer pour discréditer notre particularisme régional, en nous faisant passer pour des feignants hyper-susceptibles ?
Bon, arrêtons nos âneries, et occupons-nous de choses plus importantes. Et que notre fier étudiant belge choqué par Tintin au Congo n’oublie pas que la meilleure des promotions, c’est la censure. Tout le monde voudra l’avoir avant qu’il ne soit retiré.
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